Des pesticides dans nos assiettes

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Notre nourriture porte un masque. Quand on rentre dans notre épicerie de quartier, on voit des rangées de pommes, de carottes ou encore de pêches « fraiches » arrangées élégamment sur un étalage. Mais d’où viennent ces fruits ? J’ai grandi à Paris et je n’ai pas souvenir d’avoir vu la moindre ferme de ma vie. Donc, quand je me rends chez l’épicier et que je vois ces magnifiques étalages de fruits et légumes, une seule question me vient en tête : d’où vient cette pomme ?

Ferme ou usine ?

Eh bien, en théorie, une pomme, ça vient d’une ferme. Quand je vois cette pomme, je pense à un magnifique verger durant une journée d’été ensoleillée. Je pense frais, propre et sain. Mais je me trompe. De nos jours, beaucoup de fermes ne fonctionnent plus de cette façon.  La plupart sont industrialisées et opèrent davantage comme des usines que comme des fermes. Les fermes/usines d’aujourd’hui sont de gros business. Et en tant que business, l’objectif numéro un, c’est de faire de l’argent. Les grosses entreprises choisissent ce que l’on mange, on est bien loin de l’image du fermier fier de ses cultures.

Productivité aux dépens des risques

Chaque ferme doit composer avec un espace de culture limité. Il y a quelques années, un fermier faisait pousser différents fruits et légumes (ce qui est bon pour les sols) et pouvait fièrement se vanter de produire des cultures saines, biologiques et gouteuses. A cet époque, le bio n’était pas une « tendance ». Ce n’était juste pas quelque chose de naturel de mettre du poison dans ses cultures. Pour les entreprises, ce qui compte c’est la productivité et l’optimisation de l’espace. En suivant cette logique, elles ont tendance à faire pousser un seul type de culture dans leurs fermes. Cela a pour conséquence d’endommager l’intégrité des sols. Pour couronner le tout, ils entassent les cultures ensemble autant que possible. Afin de surcharger les sols avec leurs cultures, ils utilisent de dangereux cocktails de pesticides pour accélérer la croissance et récolter le plus de cultures possibles en minimisant les pertes dues aux insectes et autres nuisibles.

Manger des fruits et légumes qui ont été aspergé de pesticides est la manière la plus directe de s’y exposer. Votre sécurité et celle de votre famille est votre responsabilité, pas celle du gouvernement ou de votre épicier. Nous voulons tous donner une nourriture saine à nos enfants. Mais ne vous-y trompez pas, Si la nourriture que vous consommez ne porte pas le label AB, vous exposez davantage votre famille à des risques de développer des cancers et d’autres problèmes de santé. Il faut donc sortir de cette spirale infernale du « tout-pesticide » et s’efforcer d’avoir une alimentation saine. Quand on sait que la certification du label AB est mise en péril, on se dit qu’il est plus que temps de réagir.

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